L’autorité repose sur un rapport hiérarchique fondé sur la supériorité de la personne habileté à trancher un dilemme et à imposer une décision. Il s’agit du « droit, pouvoir de commander, de décider. (…) L’autorité peut aussi désigner la personne ou l’organisme qui exerce un pouvoir : les décisions de l’autorité. L’autorité législative, administrative. L’autorité compétente »[1]. L’autorité permet d’exercer un pouvoir relié à l’expertise, à la fonction sociale ou professionnelle, à la reconnaissance que lui attribue le milieu pour des raisons historiques, économiques, culturelles et politiques. L’autorité s’exerce par des juges, des arbitres, des gestionnaires, des membres des corps policier, etc.
L’écosystème et la place qu’y occupent les personnes impliquées influencent le poids des interventions d’autorité. Il en va de même de la compétence de la personne en autorité, de la culture, des valeurs en jeu et de la tradition, qui exercent leur influence sur la légitimité de l’autorité. En effet, la légitimité attribuée à l’autorité se révèle souvent déterminante puisqu’elle assure l’acceptation de l’action posée ainsi que la probabilité et la justesse de sa mise en œuvre et de son exécution. Cette acception peut être mise en doute lorsqu’elle provient d’une autorité incompétente ou ainsi perçue. À défaut d’être légitime, l’autorité peut prendre la forme du contrôle ou de la domination, voire de la dictature.
[1] Antidote 9 « autorité ».