Dans le type d’intervention de la représentation, la ou le professionnel.le s’exprime pour une personne ou un groupe, en son nom, pour elle. En ce sens, la ou le représentant.e occupe une place de premier plan. Il « marche devant » la personne, souvent dans un rôle défensif, comme un bouclier.
La représentation consiste à prendre fait et cause pour une personne ou pour un groupe. Il s’agit de parler en son nom, de s’exprimer pour elle, de défendre son point de vue, ses intérêts[1] et, potentiellement, ses droits. En effet, le rapport de représentation implique de prendre parti pour la personne représentée, d’agir comme son mandataire, son délégué.e, son défenseur.e, son protecteur.rice.
La ou le représentant.e utilise son expertise professionnelle pour intercéder en faveur de la personne ou du groupe qui, par ignorance, manque d’expertise, vulnérabilité ou incapacité, ne peut répondre à ses besoins ou faire valoir ses intérêts ou ses droits sans cette connaissance spécialisée.
La ou le représentant.e est en position de supériorité en ce qu’il met son expertise au profit de la personne ou du groupe qu’il représente. Toutefois, comme il détient son mandat de la ou du protagoniste au conflit, il doit s’en remettre à lui pour agir. En ce sens, la ou le mandant.e conserve son autodétermination et il demeure libre de déléguer ou non son autorité à sa ou son représentant.e, son mandataire.
[1] Dictionnaire Larousse.